Tu l’as mis où, ton poney ?

Looks

« Lorsque vous portez une paire de bottes, vous ne vous heurtez jamais à un meuble. Mais si vous vous promenez nu-pieds, tout le mobilier se jette sur vous et vous frappe » (Jérôme K. Jérôme).

Moi, mon âme et ma conscience – Paris Combo

Si les stylistes des séries américaines devenaient complètement fous et qu’ils décidaient de combiner les styles, cela pourrait vite ressembler à ça. Prenez une pincée de Gossip Girl, une poignée de La Petite Maison dans la Prairie – vous pouvez portez des jupes plissées avec des santiags. De toute façon, en mode, on a le droit de tout faire.

Du coup, porter du neuf avec du vieux, on va y revenir encore une fois, mais cela devient une nécessité. Lorsque le total look H&M est prohibé et que la jupe plissée peut vite devenir uniforme d’hôtesse de l’air à l’air pincé, on peut sûrement se permettre de mélanger les styles. Sauf qu’avec ce type de bottines, on a vite l’impression de porter des haltères aux pieds. Je n’ai pas l’intention de faire du sport extrême à chaque fois que je vais faire mes courses. Je n’ai pas l’intention de choisir le cheval comme moyen de transport. Mais j’aime l’idée de pouvoir y rajouter des éperons (je ne le ferais pas, restez connectés s’il vous plait) et j’aime l’idée que si quelqu’un t’embête, tu peux toujours lui donner un bon coup de pied douloureux – idéal en plein débat sur le harcèlement de rue ! En fait, vous l’aurez compris, j’ai le sentiment, dans cette tenue, de porter une combinaison de cosmonaute avec des escarpins / ou un bikini avec des cuissardes / ou une jupe plissée avec des semblants de santiags. En fait, j’aime assez l’idée d’être une Serena Ingalls ou une Laura Waldorf… J’aime assez l’idée d’accrocher le soleil avec mon chemisier jaune et de porter des chaussures à clous en ayant le droit pour une fois. J’aime aussi l’idée de la superbe maison jaune et rose qui habille Aix en Provence. J’aime l’idée de m’amuser tout simplement. Puis je suis pas crédible. Je me sens très femme d’affaire oui. Mais à poney.

Au moment où je vous parle, j’arpente les rues de New York, point de départ d’un road trip d’un mois aux USA … stay tuned … pas de secrets pour les insatagrammés !

Bottines : H&M / Chemisier + sac à main + jupe : Vintage / Chaussettes : Monoprix / Lunettes : Ray Ban / Bague : Asos

Vie mouvementée d’un chemisier dessiné.

Looks, Voyages

« Un costume tailleur noir médiocrement coupé, étroit aux emmanchures, et la chemisette de batiste blanche, très fine, un peu bridée à la hauteur des seins » (La Fin de Chéri – Sidonie Gabrielle Colette)

Blossom Dearie – Plus je t’embrasse

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Ce que j’aime dans les chemisiers de nos grands-mères, c’est cette capacité à être travaillés. Minutieusement travaillés. Certains diront que nos chemisiers ressemblent à des napperons. Certains diront que les petits boutons de nacre leur font pensé à des perles. Je fais partie de la deuxième école, vous l’aurez deviné. Cela ne me pose aucun problème de me faire découper une chemise dans une nappe, tant que les manches, les épaules, les boutons et les détails y sont aussi féminins. On ne trouve plus des vêtements fait dans des matières si nobles et si parfaitement bien découpés de nos jours. J’aurais aimé vivre à l’époque, pour pouvoir porter tout cela. Je suis contente de vivre maintenant car on peut porter les fringues d’avant, ceux d’aujourd’hui et bientôt, ceux de demain (oui, j’ai hâte d’avoir une robe qui clignote à chacun de mes pas).

Le tout dans le vintage, c’est que cela se mixe très bien avec le neuf. Jean slim (je vous épargnerais tout le tintouin sur le fait qu’il s’agit là DU jean parfait), grosse veste orange (je vous épargnerais le tintouin sur le fait qu’il s’agit là d’une veste aux mensurations parfaites et à la couleur remarquable) et surtout, bottines militaires (je vous épargnerais tout le tintouin sur le fait que ces bottines sont mon âme soeur en matière de … bottines !). Il y a quelques années, la jeune femme qui portait déjà ma chemise devait porter un short tout autant vintage et découper du blé dans les champs, deux longues tresses dans le dos … ok ! Le vintage ce n’est pas forcément tout le temps du scénario type « petite maison dans la prairie ». Mais j’aime visualiser l’histoire que nos fringues ont pu vivre. L’histoire que nous, une fois sortis de la friperie, nous allons leur faire vivre à notre tour.

Et l’histoire de mon chemisier il passe aussi par Saint Emilion, un mois de mars 2014. Fief du vin par excellence, on peut ne pas aimer le breuvage alcoolisé et venir se régaler les yeux (mais attention les pieds !), dans ces petites rues pavées au charme incroyable. On peut, aussi, aimer le vin et là, dégustation oblige dans les chais de la région. Une fois sur place, on décide de recracher. Ou pas. Question shopping, c’est plutôt des jolies cartes postales et des bouteilles que l’on ramène mais question beau temps et jolies photos, le décor est planté. Un bon moyen de tester ma nouvelle coiffure et mon gros noeud jaune au yeux des touristes alcoolisés, venus, du monde entier.

Viens me raconter l’histoire de tes fringues sur … twitter !

J’ai besoin de votre mobilisation et que vous votiez VOUS mais aussi vos parents, votre petit frère, votre grand oncle, votre doudou et votre poisson rouge. ICI (1 vote / jour / personne) – et bénéficiez d’une réduction de -15% avec le code SACAMAIN15 + en votant vous participez automatiquement au tirage au sort pour gagner 500 euros –

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Collier : Promod / Chemisier + bottines : Vintage / Jean : Levi’s / Veste : Tommy Hilfiger / Lunettes et chouchou : Réserve naturelle

On peut mettre des jupes dans un western ?

Looks

« Une vache, c’est rien qu’un tas d’ennuis dans un sac de cuir » [Mark Rydell]

Devendra Banhart – Feel Just Like a Child

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J’avais adoré transformer la chemise d’homme en jolie robe de femme. Cette fois ci c’est ma chemise préférée que je porte en jupe. Et c’est pour la bonne cause. Vous voulez son histoire ?!

« Oh, tu sors de la petite maison dans la prairie » ?! Oui, dans la rue on entend parfois de sombres idioties des douces paroles dignes d’une fashion week. Le gentil garçon casquette retournée-jogging délavé (je ne suis pas fan des clichés) qui s’adressait alors à moi ne me connaissait pas assez pour savoir que je suis une fan invétérée de la série et que je connais tous les épisodes par coeur. Non, il parlait, là, de ma chemise ! Alors, pourquoi la chemise effet cow-boy déplaît en chemise et devient une véritable star en jupe ?! Le mystère reste entier, la mode est, décidément, un vrai labyrinthe sociologique. Ce qui me plait ici, c’est le côté hyper classique de cette tenue qui ne l’est en fait, pas du tout. J’aime l’effet vêtement négligemment enroulé autour de la taille comme le touriste qui a trop chaud, la taille haute grossièrement ceinturée par les deux manches, l’aspect asymétrique et désordonné d’une jupe dont on ne sait plus trop finalement, s’il s’agit bien d’une jupe. En fait, je comprend mieux, rien de tout cela ne rappelle le cow-boy ici. Alors on arrête les « Yihaaa » intempestifs, de toute façon, on ne joue pas du lasso debout sur des talons, on délaisse les chevaux pour le chapeau et les tresses pour le bracelet princesse (j’en suis folle amoureuse). Raison de plus pour acheter trop de chemises, elles seront forcément portées, on ne sait pas encore quand, et surtout, on ne sait pas encore, comment !

Toujours besoin de vos votes pour les Golden Blogs Awards 

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Viens agiter ton lasso sur … Hellocoton

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Chemise-jupe : Ralph Lauren / Tee-shirt : Mango / Chapeau : French Connection / Bracelet : Petite Mendigote / Escarpins : JB Martin